Avoir accès à un cellulaire (et à Internet) lors d’un séjour en France

Comme nos amis le savent déjà pas mal, nous sommes un couple de geeks. Quand je sais que certains voyagent sans appareil électronique j’ai un peu envie de leur demander pourquoi partir à la retraite si jeune. Je ne vois pas d’inconvénient à « décrocher » en restant déconnecté pendant une longue période mais quand vous essayez d’organiser un voyage c’est pas mal plus pratique d’avoir accès l’interweb à portée de main.

Plus particulièrement nos séjours en France ressemblent pas mal à un agenda de rencontre du G7 (enfin j’imagine) avec des repas, des visites un peu partout, des changements d’endroits et d’horaires.

Voyons ce qu’offre mon opérateur (Rogers): https://www.rogers.com/web/Rogers.portal?_nfpb=true&_pageLabel=AppsAddons&category=12#travel#europe

Pour 9.99$ par jour on a droit à 20 Mo, on ne va pas très loin (quelques pages web avec l’internet d’aujourd’hui).

Arrive Joe Mobile (https://www.joemobile.fr/home), une filiale de SFR qui n’a pas de magasin mais qui offre un forfait sans engagement de 20 euros pour un mois avec: 3 Go de data, appels/SMS illimités (dont USA/Canada) et, cerise sur la SIM, 10 jours de mode Europe avec le data compris. Je n’ose pas vous dire à combien cela reviendrait avec Rogers, âmes sensibles prier de s’abstenir de calculer (plus de 1500$).

Le seul hic avec Joe Mobile: il faut avoir accès à une carte de crédit européenne et une adresse postale où se faire envoyer la carte SIM (1 euros).

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Maison

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Journée ensoleillée

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Los Angeles

Via un ami j’ai découvert ce podcast (Notebook on Cities and Culture) de Colin Marshall qui aborde la vie urbaine contemporaine. L’épisode que j’ai écouté est une interview d’Edward Soja, un professeur de planification urbaine à l’UCLA. Il aborde l’évolution qu’a connue Los Angeles ces 40 dernières années.

Je ne suis pas un spécialiste dans ce domaine, loin de là, mais voici les points qui ont rendu à mes yeux intéressant cet échange :

  • Les habitants de Los Angeles ont développé comme un complexe d’infériorité envers New York. Ce sentiment en soi n’est pas étonnant mais venant d’une ville comme Los Angeles cela rassure quelque part, on n’est pas les seuls. Le côté ensoleillé des œuvres californiennes donne moins de «gravitas».
  • Los Angeles est devenue la métropole la plus dense aux USA. Cela m’a beaucoup étonné.
  • J’ai appris du coup le concept de modèle urbain régional versus modèle métropolitain. Ce dernier est le plus connu : un core qui est le centre-ville avec des banlieues (suburbia). Exemple fameux : New York. Los Angles a vu ses banlieues s’urbaniser pour devenir un réseau de villes.
  • Los Angles est une des régions les plus industrielles aux USA
  • « Hot bedding » : le partage de lit et donc de chambre par plusieurs familles dans les motels à Los Angeles
  • Il y aussi tout un marché de location de caravanes dans les cours intérieures
  •  Le métro redevient une solution de transport possible à Los Angeles du fait de la densité de la ville
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Voyager en avion

My 2 cents à propos du voyage en avion.

Contrairement à ce que mes amis peuvent penser en voyant mes check-ins dans les aéroports je suis loin d’être un « frequent flyer ». Même si mon bilan d’émission de CO2 n’est pas rose il suffit de suivre quelques membres de fligh-report.com ou de boarding-area.com pour comprendre que je suis un petit joueur.

Toutefois je pense avoir assez d’expérience du voyage aérien pour donner quelques petits conseils qui peuvent faciliter la vie.

En premier lieu il faut arriver tôt à l’aéroport. Comme l’a si bien (et drôlement) écrit Craig Mod dans son essai, même si cela fait de vous un vieux arriver 3 ou 4 heures à l’avance n’est pas un luxe. Pourquoi? Pour avoir l’esprit tranquille. Les différentes étapes (enregistrement, dépôt bagages, sécurité, police) sont déjà assez stressants. En arrivant tôt vous désamorcez pas mal le stress qui va avec cet environnement.

Casque anti-bruit : certains appareils modernes comme l’A380 rendent ce genre d’accessoires (coûteux) moins nécessaire et j’avoue que je ne m’en sers pas tout le temps mais c’est un bon investissement.

Un des aspects les plus importants concerne l‘habillement. Dans certains appareils il va faire très chaud, dans d’autres cela va être un vrai frigo. Il faut donc pouvoir s’adapter aux conditions facilement avec par exemple une veste qu’on put facilement enlever le cas échéant. Si vous voyagez en premium économie la trousse de confort contient souvent une paire de chaussettes. Elles sont assez chaudes pour en profiter et du coup enlever vos chaussures.

Vous voyagez en économie alors il est sûr que vous allez manquer de place, donc attention à ce que vous apportez en cabine. Votre espace vital est déjà assez petit pour ne pas l’encombrer avec des choses inutiles.

Coussin? Je n’ai pas d’avis définitif sur ce sujet. Il prend beaucoup de place, c’est mal aisé à transporter mais je serai tenté d’en avoid un pour notre prochain vol de 13 heures vers le Japan.

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Coucher de soleil aérien

Vous savez ce qui est plus beau qu’un coucher de soleil? Un coucher de soleil avec un avion :)

via Flickr

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Average is Over: Powering America beyond the Age of the Great Stagnation – Tyler Cowen

17674998Tyler Cowen est une économiste bien connu, surtout à travers son blog, Marginal Revolution. On peut le considérer comme un libertarien modéré. Son ouvrage est une fabuleuse fenêtre sur ce courant politique très présent en Amérique du nord mais presque inconnu en France où même le terme est sujet à débats.

Après la crise financière de 2008 aucun grand pays développé n’a connu une croissance forte et même si le taux de chômage baisse le marché du travail est moins dynamique. Mais là où d’autres y voient un problème conjoncturel, il pense que nous rentrons dans une nouvelle époque.

Le fil conducteur du livre est le jeu d’échec. J’avoue que cela fait un moment que je me suis intéressé de près ou de loin à cette discipline où n a connu la révolution de la machine qui bat l’homme. Mais le plus important explique Tyler Cowen c’est que maintenant c’est le couple homme-machine qui bat l’homme. Une nouvelle catégorie de joueurs (et de jeu) est apparue. Des joueurs considérés comme moyens avant sont devenus des champions. Mais ne pensez pas que c’est facile et qu’il suffit d’un accès à un programme de jeu pour battre un champion, non il faut savoir interpréter les résultats, choisir quel programme à quel moment de la partie.

Cette complémentarité entre l’homme et la machine est centrale dans la livre. Nous avons tous peur d’être remplacé par des machines au fur et à mesure qu’elles s’améliorent. Or elles ne sont pas encore intelligentes (et on est loin d‘en être là). La place de l’humain est et de savoir l’écouter et d’interpréter les résultats. Ceci n’est pas donné à tout le monde.

On pourrait penser que cela favorise les personnes avec des qualités scientifiques. Ceci n’est pas évident. Et je le vois dans la vie de tous les jours. Ce ne sont pas les développeurs informatiques qui font les meilleurs utilisateurs. Il y a une classe de gens qui n’ont pas un background scientifique mais qui savent tirer parti des outils, des réseaux sociaux, etc. L’exemple de l’éducation dans l’ouvrage est aussi frappant : L’éducation assistée par les machines devient plus une question de motivation, de guide pour le professeur que de transmission de savoir.

La dernière partie est la plus prospective. Avec une croissance molle et des dépenses de santé qui augmentent sans cesse les pouvoirs politiques sont devant une pression croissante entre augmenter les impôts et baisser les dépenses. Le « drama » des « fiscal cliffs » aux USA de ces dernières années en est l’expression. Comme les personnes âgées représentent une part toujours plus importante de l’électorat on pourra difficilement leur enlever des prestations. La pression fiscale est déjà trop élevée pour être encore augmentée. C’est donc sur le niveau de vie avec des prestations moins bonnes que l’ajustement va se faire. On ne parle des villes comme New York, Paris, Londres qui seront toujours des villes avec un niveau de prestations supérieures. Mais les zones secondaires où le prix des loyers est modéré mais où les services publics seront de moins bonnes qualités et où la sécurité sociale sera inexistante ou faible, les délais pour voir un médecin très longs etc.

L’évolution technologie va sans doute faire disparaître tout une catégorie de travail, cette fameuse classe moyenne. Tyler Cowen prévoie donc un grand nombre de salariés avec un faible pouvoir d’achat et une classe très riche. Certaines catégories d’emplois comme le consulting seront plus prometteuses car elles font appel à des capacités d’abstractions, de recul, d’optimisation des processus.

Ce grand écart, est-ce à déplorer? Le professeur américain pense qu’il n’y aura de révolution déclenchée par ces inégalités. Nos sociétés vieillissent et donc deviennent plus conservatrices. Les combats sont locaux et donc même si les inégalités font la une des journaux personne n’ira se battre contre elles (là je suis moins sûr de son propos, les USA n’ont pas eu de José Bové…). Il est plus facile maintenant qu’il y a 30 ans de vivre avec peu de moyens dans des villes comme Berlin, Brooklyn ou Mexico City dans une moindre mesure.

C’est un livre provocateur et un bon condensé des thèses présentées dans son blog et même si parfois on n’est pas d’accord avec ce qu’il présente on ne peut que saluer cette matière à penser. Après la période de croissance plus ou moins continue depuis l’après-guerre, les modèles sociaux-démocrates ou libéraux semblent en panne. Ces dernières années Internet commence vraiment à avoir un impact sur l’économie avec notamment les services comme Uber, Airbnb qui bousculent les réglementations actuelles. Nous en sommes qu’au début, nous vivons une époque dangereuse mais intéressante.

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